Une initiative de l’AGAME (L’Association des gens d’affaires du Mile-End) et de ses membres qui ont comme mission d’encourager l’économie locale, l’esprit communautaire et l’évolution positive de notre quartier.


Dev par Barkas. Design par Wedge. Direction Créative par Sarah Di Domenico.

Voici
Bref,

Entre l’exposition éphémère et la boutique en perpétuelle transformation, on ne se lasse jamais de (re)découvrir Bref. Nous avons échangé quelques idées avec Cynthia, une des deux cofondatrices du concept.

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Bonjour Cynthia!

Peux-tu m’expliquer un peu plus ce que c’est, Bref ?

Bref, c’est une galerie-boutique qui présente, au fil des mois, des créateurs émergents, des marques émergentes, des éditions limitées créées par des artistes, des collaborations, des collections-capsules. Chaque thématique nous guide dans la recherche de ces produits originaux. Nous les présentons ensuite sous une vitrine qui dure entre 6 et 8 semaines. L’espace boutique se transforme et se réfléchit au gré des thématiques et des mois. D’une thématique à l’autre, nous essayons de varier les univers proposés. Parfois, nous optons pour quelque chose de plus concis. Parfois, nous choisissons quelque chose d’un peu plus large. Dans les deux cas, l’espace est pensé telle une exposition, mais où l’on peut acheter.#bref-1

#Bref2

Les artistes présentés par Bref sont-ils principalement montréalais ?

Nous présentons le travail de nombreux artistes d’ici, mais nous aimons compléter nos thématiques avec des créations issues de la communauté internationale.

« Au-delà du local ou non, ce qui était important pour nous, lorsque nous avons créé Bref, c’était plutôt de rendre visibles la production indépendante, les éditions limitées et les créations émergentes. »

C’est cette perspective qui nous amène à voyager entre les artistes et les objets, plutôt qu’une perspective de proximité. Ça produit des rencontres improbables et les artistes d’ici sont heureux d’être exposés aux côtés d’artistes d’ailleurs. Montréal possède déjà beaucoup de beaux endroits qui proposent le travail de nos artistes québécois favoris. Pour éviter de jouer dans les mêmes plates-bandes que d’autres boutiques montréalaises, nous avons élargi nos horizons et nous travaillons fort pour aller chercher, à chaque thème, des objets qu’on ne retrouve pas nécessairement sur le marché montréalais, soit parce qu’ils viennent de l’extérieur de Montréal, du Québec ou du Canada; soit parce qu’ils sont produits par des créateurs qui vendent essentiellement en ligne, qui se montrent le bout du nez une fois de temps en temps dans des marchés (Souk à SAT, Puces Pop ++) ou qui en sont à une toute première collection, etc.#Bref3

Comment l’éphémère interagit-il avec votre travail ? Comment est-ce que ça s’insère dans votre démarche ?

C’est le concept même de Bref. Sans l’idée de rotation et de transformation, Bref deviendrait une boutique régulière. Alors, l’éphémère se retrouve un peu partout dans la vie de la boutique, que ce soit dans notre organisation de travail, la planification de notre calendrier annuel, la recherche ou l’aspect galerie. Nous mettons en place notre calendrier annuel en début d’année. Nous créons des cycles : établissement d’un thème, idéation, recherche de créateurs, rencontre, mise en place de l’exposition, lancement, fin, et on recommence ! La volonté de faire voir une offre originale et exclusive nous pousse à nous renouveler constamment. L’éphémère dialogue aussi avec l’esprit muséal de la boutique. Comme toute exposition a un début et une fin annoncés, ils participent du mouvement. C’est un beau défi et c’est ce qui distingue Bref.#bref4

Il y a quelque chose de très vivant dans l’expérience client à la boutique, comment expliquez-vous cela ?

Notre monde est hypersensible au mouvement. Une boutique traditionnelle fonde habituellement son inventaire de façon saisonnière. Donc, une fois l’inventaire du printemps découvert, la clientèle n’est pas nécessairement portée à y retourner immédiatement. Elle attendra que la nouvelle saison arrive pour y retourner. Bref brise ces habitudes de visites et de consommation, car à chaque thème, l’offre et l’expérience sont différentes. On sent toujours la saveur Bref, mais appliquée chaque fois à des sujets hyper différents. Les gens assistent aux vernissages ou ils en font une destination de fin de semaine parce qu’une nouvelle exposition a été lancée et qu’ils sont curieux de voir ce que nous leur avons réservé. Souvent, les thématiques attirent une toute nouvelle clientèle. Nous nous faisons souvent demander si nous venons d’ouvrir. En quelque sorte, nous venons toujours juste d’ouvrir, même si Bref a ouvert ses portes il y a 2 ans. C’est que le regard des gens n’est pas toujours attiré par une thématique ou une autre, puis, soudainement, nous présentons une thématique qui les captive et ils entrent. Pour eux, la boutique est toute nouvelle et c’est tant mieux!#bref5

Pourquoi avoir choisi le Mile-End plutôt qu’un autre quartier?

Nous cherchions un quartier jeune et dynamique. Un quartier qui a une sensibilité à l’art, au design, au milieu culturel, naturellement. Peut-être que nous aurions pu nous installer ailleurs. Mais il aurait fallu sensibiliser les gens à venir nous voir. Ici, c’est plus facile parce qu’il y a déjà cette touche artistique qui imprègne la vie quotidienne. Le Mile-End a une belle vie de quartier. Les gens se promènent dans les rues, que ce soit des travailleurs, des touristes (parce que le quartier fait partie de la liste des endroits à ne pas manquer à Montréal), des passants, des habitants… Il y a tout le temps quelqu’un qui marche dans le coin ! Le Mile-End c’était le quartier qui cochait toutes les cases dans la liste de ce que nous recherchions. À un moment donné, alors que nous zieutions les locaux un peu nonchalamment (nous n’étions pas nécessairement rendues à la location dans notre processus de planification), nous sommes tombées sur le local parfait! Et tout s’est emboité!#bref6

#bref7

Cet été 2018, Bref a bouillonné avec une collaboration à la Station F-MR ainsi qu’une boutique pop-up à Boston, veux-tu m’en parler ?

Ouiiiiii! Depuis les débuts de Bref, nous espérons faire voyager nos thématiques. D’une part, avoir notre espace permanent, ici dans le Mile-End; et d’autre part, présenter autre chose ailleurs de temps en temps ou envoyer une exposition faite ici, ailleurs. C’était une piste de croissance intéressante pour nous. Quand l’appel a été lancé pour la Station F-MR (à Griffintown), nous nous sommes dit que c’était une belle occasion pour tenter l’expérience. Il fallait l’essayer et vérifier s’il nous était possible d’offrir deux points de vente, avec deux offres complètement différentes, avec la logistique dont nous disposons. Ça a marché et nous sommes très heureuses du résultat. Quant au projet à Boston, c’est un merveilleux projet qui nous occupe beaucoup ces temps-ci. Un promoteur immobilier américain, amoureux de Montréal, nous a découvertes sur Instagram. Il nous a contactées. Il s’occupe du développement d’un nouveau quartier à Boston et souhaitait y bâtir un village de détail éphémère. Ils ont sélectionné 10 concepts tenus par des femmes pour lancer le projet qui porte le nom de She-Village. Dont nous. Nous sommes les seules Canadiennes. C’est un quartier d’affaires, de jeunes professionnels, au pied du musée d’art contemporain, sur le bord de l’eau. L’endroit nous a interpelées et nous avons sauté sur l’occasion qui se présentait.#bref8

Je vais te poser une question cruelle et déchirante !

Vas-y!

Quels seraient vos artistes, illustrateurs, designers incontournables du Mile-End ?

Le Mile-End, c’est très restreint… disons, de Montréal ? Nous avons un gros béguin pour Cécile Gariépy. Nous l’aimons d’amour! Nous l’avons embarqué dans plusieurs projets. Nous lui proposons des idées, elle nous en propose d’autres. Nous avons fait plein de belles affaires avec elle. C’est elle qui a fait la première façade de notre espace à Boston aussi. Nous adorons son travail.

Nous aimons aussi beaucoup le travail de Miss Cloudy. Pauline Loctin, de son vrai nom, elle a collaboré à l’exposition papier l’année passée. Elle fait partie de l’exposition papier à Boston. Elle a créé pour l’occasion une série spéciale. Elle travaille si bien ! Elle est très créative et elle fait de magnifiques projets. De plus, son parcours est fascinant ! À un moment donné, elle s’est acheté un livre d’origami. Elle s’est mise à lire là-dessus et c’est devenu une véritable passion. Une passion tellement puissante, qu’elle a décidé d’en faire un travail. 

Mais des créateurs, nous en aimons des tonnes. Chaque mois, nous changeons nos favoris au fur et à mesure de nos découvertes!#bref9

La boutique apporte quelque chose de particulier à l’art : elle le replace  dans le quotidien, le démocratise. Y avait-il quelque chose comme ça dans votre idée de départ ?

Chez Bref, nous dosons le mot art, qui peut parfois faire peur. Nous parlons d’art, mais aussi de design, de créations. Nous présentons une série d’objets qui provient d’un processus de création. Nous ne présenterons probablement jamais de grandes oeuvres d’art. Nous n’avons pas du tout la structure pour accueillir ce type d’objet. Ce n’est pas le mandat que nous nous sommes donné. Chez Bref, nous voulions créer un endroit pour présenter la création dans son sens large, mais aussi de la création abordable. Nous ne sommes pas des galeristes. À chacun son métier ! Nous sommes un endroit qui présente des coups de coeur, de nouveaux créateurs à ne pas manquer, des pièces inspirantes, des produits qui piquent la curiosité. Et nous nous amusons à le faire en étant inspirées par la scénographie et le côté muséal. Alors chaque fois, le plus petit des objets peut être présenté de façon théâtrale. C’est ce que nous prenons plaisir à faire pour donner une aura spéciale à chaque pièce, chaque item qui nous est laissé.#bref10

Maude est designer de l’environnement. Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire ?

Un designer de l’environnement ça réfléchit à la conception d’objets du quotidien, à celle des espaces intérieurs ou extérieurs et des lieux construits qui forment l’environnement dans lequel on vit pour lui donner une âme, pour nous faire vivre une expérience du lieu.

Toi, tu es stratège de marque. Est-ce que tu vois une spécificité commerciale du Mile-End, une identité propre, que tu pourrais décrire ?

Le Mile-End c’est une petite communauté. Il y a quelque chose de tissé serré. Il y a une fierté, un attachement. Les gens aiment flâner, dans le sens positif du terme. Ils aiment prendre le temps de faire les choses. Il y a la sensibilité à l’art dont je parlais tantôt. Les gens sont conscientisés. C’est aussi un quartier très vivant et cosmopolite. #bref11

Une toute dernière question : quelles sont tes adresses préférées dans le Mile-End ?

Nous aimons beaucoup le Butterblume. Chaque fois que nous y mangeons, c’est le meilleur repas de notre vie! Le Phyllo Bar Melina’s, juste au coin de la rue, sert un excellent café. J’adore y aller. Ils proposent plein de petites choses, un brin exotique, c’est toujours un plaisir de discuter avec les employés et la proprio. Y a aussi le Drawn & Quaterly, mais qui n’aime pas cette librairie! Je pourrais y fouiner pendant des heures. Le tout nouveau Pastel Rita est chouette aussi! J’adore ce qu’ils ont fait avec cet espace. L’endroit est superbe et le café est bon.

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Adresses favorites

Entrevue, Photographie & Édition par l'Association des Gens d'Affaires du Mile End
Illustration par Mathieu Dionne