Une initiative de l’AGAME (L’Association des gens d’affaires du Mile-End) et de ses membres qui ont comme mission d’encourager l’économie locale, l’esprit communautaire et l’évolution positive de notre quartier.


Dev par Barkas. Design par Wedge. Direction Créative par Sarah Di Domenico.

Voici
La Société Textile

Amélie est la copropriétaire de La Société Textile, un nouvel espace public pour se rassembler qui soutient la camaraderie avec une touche de laine de chameau.

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#st8Salut Amélie !
Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de la Société Textile ?

Tout a commencé à Montréal, avec un groupe de tricot entre amies. On tricotait beaucoup, pendant dix heures parfois. On tricotait dans les cafés. Nous étions dix à tricoter pendant sept heures en ayant juste pris un café. Nous étions obligées d’acheter des gâteaux pour faire monter la facture ! Ça a été l’irritant qui nous a inspiré. Les gens venaient nous voir et nous niaisaient un peu avec le classique « Oh, vous faites du tricot… c’est plate ça… » Il y a des préjugés autour du tricot. On souffre encore du cliché des pantoufles tricotées ! Ça prend du temps pour que les gens réalisent que c’est cool de tricoter ! Puis ils viennent te voir et te disent « wow, tu as tricoté ce que tu portes ? C’est dont ben hot  ! » On avait vraiment besoin d’une place pour chiller et tricoter.

« Il y avait aussi cette envie de réinventer l’espace public sans aucune obligation d’acheter. Où la seule obligation était d’y passer du temps. »

On a rêvé d’une place pour se rencontrer, partager et transmettre notre savoir du tricot, pour grandir. Catherine, Maude et moi avons embarqué dans cette aventure ensemble.

#st1#st3Au cœur de tout ça, vous avez construit un nouveau type de club social basé sur l’échange.

Oui. Un espace social qui ni un lieu de travail, ni une maison mais où il est possible de chiller et se rassembler. Ce n’est pas juste un café, une salle de cours ou un magasin de laine. Nous avons besoin d’éduquer les gens qui rentrent pour la première fois. C’est notre « patente », ça représente notre force. À la fin de la journée, je suis fière quand un client me dit « merci, j’ai passé un bon moment ici ». La décoration transforme l’endroit en une sorte de maison de grand-mère. C’est accueillant avec la laine, le bois et les canapés. Nous voulions recréer ce sentiment d’une maison de famille.

#st2#st4À part une place pour se regrouper et tricoter, qu’est-ce que les gens doivent s’attendre à retrouver ?

C’est un espace polyvalent — un lieu de coworking, un endroit pour faire de la broderie, de la couture, des cours de tricot, un magasin pour vendre de la laine et une place avec un café en libre-service dans le fond.

#st5Votre logo rappelle un jeu auquel les enfants jouent entre eux.

Ah ! Je suis une designer graphique de profession et quand est venu le temps de créer le logo, les filles m’ont automatiquement désignée pour le faire. J’ai commencé à jouer avec des dessins de mains, mais c’était difficile de trouver quelque chose qui nous représente aussi bien nous que le projet. Un jour, j’ai eu une révélation et j’ai pensé à ce signe. Au Québec, c’est un rituel d’enfants. Quand tu dis la même chose au même moment, tu dois prendre le petit doigt de la personne et faire un vœu. Notre vœu à nous c’est cet endroit !

« Tricot, Couture, Camaraderie » est inscrit sur votre vitrine. Comment encouragez-vous la camaraderie ?

Nous aimons ce mot et c’est très important pour nous de refléter cet esprit de camaraderie dans nos projets. « Camaraderie », au sens léger, fait référence à un ami et en même temps, il est lourd de sens puisque c’est la base d’une structure sociale. Comme notre nom, La Société Textile, est lié à la notion de miroir social. Nous voulions que cet endroit soit un melting pot. D’ailleurs, même si on a une majorité de femmes chez nous, on a aussi des hommes. Nous voyons de tout. Un de nos récents ateliers, donné dans une bibliothèque, était rempli de garçons de 8 à 10 ans en train de broder des constellations. 

« Nous croyons que c’est important de ne pas catégoriser les cours par genre ou âge. Ici, c’est mixte, point. »

Ça donne une autre atmosphère. On pense qu’il n’y a pas d’âge pour tricoter, coudre ou broder. Ce n’est pas que pour les vieilles dames ! Il y a de la beauté dans le mélange. J’ai vu des grands-mères à côté de jeunes filles, regarder leurs ouvrages et en discuter ensemble. Ça favorise l’échange. Chez nous, il y a des experts, des débutants, des jeunes, des vieux, des gars, des filles. C’est mieux que notre vœu initial.

#st9#st7#st6Comment recrutez-vous vos professeurs de broderie et de couture ?

Nous avons fait ça très « punk ». Les professeurs nous ont principalement trouvés. Par exemple, notre prof de broderie passait devant la boutique, elle est entrée, on a jasé et je lui ai proposé de me présenter un cours. Elle était géniale ! J’ai dit oui et maintenant elle a un endroit qui lui correspond pour partager ses connaissances. Je te dirais que nos professeurs sont plus que ça. Ce sont des artisans et des artistes qui sont là pour parfaire leur art. Ils inventent leurs patrons, créent leur cours voire même choisissent les matériaux en fonction des élèves. Ils ont envie d’apprendre, de parler de leur art, nous leur avons donné une tribune pour ça. Cette alchimie donne des échanges vraiment fun ! La transmission est la première de nos valeurs.

Qui sont tes camarades du Mile-End ?

Nous avons des partenariats. Notre café vient de Chez Pagaille, ils ont même un service de traiteur. Notre thé vient de chez Marie Thé, situé à quelques numéros d’ici. La communauté est un pilier. Nous sommes des commerçants et entrepreneurs, parfois ce n’est pas facile. C’est réconfortant de rendre visite aux amis sur l’avenue du Parc ! Commerçants, voisins… en fait, ce sont tous des camarades !

Quels sont tes endroits favoris ?

Avec Maude, quand nous avons eu une grosse journée et que nous voulons relaxer, nous allons au Lustucru, un bar crudivore. Ils font des tartares, des carpaccios et ainsi de suite. Ils ont une super table d’hôte, c’est vraiment notre récompense et notre réconfort ! Les meilleures lasagnes en ville sont faites chez Lasagne du Plateau, le propriétaire ferme un jour par mois pour les faire ! Ah oui, et chez Antoine au Quotidien. Leurs galettes à la mélasse sont un chef d’œuvre. Au point que je les ai déjà « instagrammées » !

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Adresses favorites

Texte par Caroline Desmartin
Révision par Laurence Perras
Photographie par Wedge
Illustration par Mathieu Dionne